Salle de bain

Salle de bain : sept points qui ne se rattrapent pas.

Dans une salle de bain, l'essentiel se joue sous le carrelage. Une fois posé, il cache tout : le bon comme le mauvais. Voici ce que nous vérifions avant de laisser fermer.

Mis à jour le 23 septembre 2026 · Lecture 6 min · Par Nicolas, Macro

Les sept points, dans l'ordre du chantier

  1. Les pentes d'évacuation. Une évacuation doit descendre d'environ 1 à 3 cm par mètre jusqu'à la colonne. Trop peu, ça stagne ; trop loin de la colonne, il faut rehausser le sol. C'est ce qui décide si la douche peut aller là où vous la voulez.
  2. L'étanchéité sous carrelage. Le carrelage n'est pas étanche, ses joints encore moins. Sous une douche, un système d'étanchéité (natte ou résine) est indispensable, remonté sur les murs. Sans lui, la fuite apparaît chez le voisin du dessous, dans deux ans.
  3. La ventilation. Une salle de bain sans extraction efficace, c'est des moisissures et des joints noirs. VMC existante à vérifier, ou extracteur à créer, avec sa gaine et sa sortie.
  4. Les volumes électriques. La norme définit des zones autour de la baignoire et de la douche où prises, interrupteurs et luminaires sont interdits ou soumis à un indice de protection. Elles se respectent au moment du passage des câbles, pas après.
  5. La douche à l'italienne, vraiment ? Elle suppose d'encaisser le siphon et la pente dans l'épaisseur du sol. Dans un immeuble ancien à plancher bois, c'est souvent impossible sans rehausser toute la pièce. Un receveur extra-plat donne le même rendu pour bien moins de risques.
  6. L'accès. Siphon, vannes d'arrêt, raccords : ils doivent rester accessibles par une trappe. Un raccord noyé dans un coffrage carrelé, c'est un coffrage cassé au premier problème.
  7. Le niveau du sol fini. Entre le carrelage de la salle de bain et le parquet du couloir, il ne devrait pas y avoir de marche. Cela se calcule avant la chape, pas après.

Ce que ça impose au calendrier

Ces sept points se vérifient à un moment précis : entre le passage des réseaux et la pose du carrelage. Chez Macro, c'est l'une des étapes où nous sommes présents systématiquement quand vous avez choisi l'option suivi : une visite avant fermeture, photos à l'appui, pour que ce qui est dans les murs soit documenté.

Et c'est pour cela que le receveur, la robinetterie et le carrelage doivent être choisis avant le devis : les pentes, les réservations et l'épaisseur de sol en dépendent.

Le choix du carrelage est la partie visible et agréable du projet. Nous le respectons. Mais nous passons plus de temps sur ce qu'il y a dessous. Voir la méthode.
En résumé. Les pentes d'évacuation, l'étanchéité sous carrelage, la ventilation, le respect des volumes électriques, la faisabilité réelle d'une douche à l'italienne, l'accès aux siphons et vannes, et le niveau du sol fini : sept points à valider avant la pose du carrelage. Après, ils coûtent le prix d'une deuxième salle de bain.

Questions fréquentes

Peut-on déplacer une salle de bain dans une autre pièce ?
Techniquement souvent oui, à condition d'atteindre une colonne d'évacuation avec la pente requise, et de faire voter le raccordement en copropriété si l'on change de colonne. C'est le poste qui fait le plus varier le devis.
Faut-il remplacer les canalisations existantes ?
Dans un immeuble ancien, les alimentations en acier ou en plomb et les évacuations en fonte se remplacent au moment où les murs sont ouverts. Les garder pour économiser, c'est réouvrir dans cinq ans.

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